Archive for the ‘Musique’ Category
A Silver Mt Zion – microphones in the trees
Samedi, janvier 14th, 2012
from La Blogothèque
Bowie
Samedi, décembre 31st, 2011Playlist 2011
Vendredi, décembre 30th, 20112011 vit ses derniers instants et en guise de bilan, voici la playlist musicale qui m’a accompagnée durant ces douze mois. Cette année aura été intense et mouvementée : un déménagement, un voyage au Japon avorté quelques jours avant le tragique tsunami, une collaboration photographique riche en apprentissage, la tourmente financière écœurante (qui a permis de masquer le drame nucléaire nippon par la même occasion), de chouettes rencontres, un nouveau site web…
Trêve de bavardage, place à la musique, place à 2012.
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PJ Harvey - Let England shake
Ce n’est pas une grande surprise : vous trouverez cet album dans quasiment toutes les playlists de l’année. Même si c’est une évidence et une redondance, cela n’enlève rien à la beauté de cet album. La mutation enclenchée dans White Chalk trouve une nouvelle voie dans cet album folk envoutant (et fait oublier A Woman A Man Walked By dont je n’ai toujours pas saisi l’intérêt).

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Tropic Of Cancer – End of all things
Compilation des précédents singles, cet album permet d’envisager 2012… ou tout simplement la fin du monde. Ambiance moite, shoegazing, voix éthérées, cold cave au programme de ces sept titres poisseux.

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Metronomy – English Riviera
Cet album est la surprise de 2011 : sorti en mars – avril, English Riviera aura vécu toute l’année avec sa pop euphorique, matinée de nostalgie et m’aura accompagné sur plusieurs mois d’écoute.

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Beirut – The Rip Tide
Sans revirement musical, Beirut offre un troisième album maîtrisé et inspiré. Même si je regrette un peu l’absence de titres synthétiques comme dans la seconde partie de son précédent album (March Of Zapotec), la chanson éponyme - avec sa rythmique cheap – emporte la mise.

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DangerMouse et Daniele Luppi - Rome
Hommage vibrant aux westerns spaghettis et à Ennio Morriconne, ce court album regroupe des pépites exclusivement musicales ou chantées. Rome a même réussi à me faire aimer la voix de Norah Jones, c’est pour dire !

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TKOL RMX 1234567
Rarement un double album de remix aura été si passionnant. Passant au crible le King of the Limbs de Radiohead, TKOL RMX fait passer l’original pour une simple démo tant les nouvelles versions sont riches et généreuses. Il faut dire que King of the Limbs paraissait bien sec à la première (et à la seconde, troisième, quatrième…) écoute. Ces 19 relectures font de l’ombre à leur matière première et chacun pourra y trouver sa version préférée.

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Cascadeur – Human Octopus
Les artistes casqués sont souvent français : Daft Punk ou Mireille Matthieu, par exemple. Passé ce gimmick qui pourrait être énervant, la découverte du premier album d’Alexandre Longo, aka Cascadeur, laisse rêveur. Les mélodies fragiles et les compositions harmonieuses de ce premier LP sont pleines d’émotion et d’intensité.

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Dustin O’Halloran – Lumière
Musique néo-classique ou bien encore composition minimaliste, appelez-le comme vous voulez, mais cet album lumineux est une belle entrée en matière dans l’univers du pianiste californien. Avec une économie de moyens (un piano et quelques effleurement de cordes), Dustin O’Halloran offre des instants d’émotion.

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Wu Lyf – Go tell fire to the mountain
Avec leur imagerie d’émeutiers, Wu Lyf annonçait les événements de l’année (London Riot ou encore Occupy Wall Street) dans un album court, au chant éraillé et à la tension palpable. J’attends de voir comment ce groupe va évoluer, mais leur premier opus m’a vraiment plu.

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Cat’s Eyes – Cat’s Eyes
Ce side-project du leader de The Horrors avec une chanteuse d’opéra, est une belle surprise sous influence de Broadcast (le psychédélisme en moins).

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Mogwai – Hardcore will never die, but you will
Le chantre du post-rock ne dort pas sur ses lauriers, et arrive même à se renouveler (sans se parodier) avec un LP qui s’oriente vers le synthétique et le kautrock. Cet album sera suivi d’un EP tout aussi intéressant.

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Seefeel – Seefeel
2011 aura été marqué par un certain retour du shoegazing et si mes oreilles sifflent encore d’acouphènes grâce à My Bloody Valentine, Seefeel quant à lui, offre un univers aux voix feutrées, aux rythmes saccadés et aux nappes rauques.

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Massive Attack & Burial – four walls
Collaboration attendue entre deux machines à sons, la rencontre déçoit un peu (car trop fantasmée) mais reste très haute en ambiance.
En tout début d’année, j’ai également beaucoup écouté Deerhoof et Gruff Rhys.
Les grosses déceptions 2011 :
- la disparition prématurée de Trish Keenan
- Björk : les cheveux rouges, je les laisse à Mylène ou à Tata Chantal…
- M83 : la cover avec la bibliothèque Ikea annonçait la tonalité de l’album : Expedit.
pocket calculator
Mercredi, décembre 14th, 2011from : Yimmy’s Yayo
The Night Mail
Mardi, décembre 6th, 2011
The New Jackson : vidéo réalisée par Fergal Brennan
La vidéo illustrant The Night Mail, extrait du premier album de The New Jackson, a été réalisée par Fergal Brennan à partir d’un DLSR, d’un Polaroid et de tonnes de photocopies.
Playlist de Janvier & Février
Dimanche, mars 6th, 2011Les deniers albums de PJ Harvey, Mogwai, et de Radiohead ayant été largement commentés, présentés et débattus, je n’en rajouterai pas une couche… Durant les mois de janvier et de février, je me suis plongé dans l’écoute de deux nouveautés et d’un classique de 1974. Revue de ces trois albums.
Le premier de ces albums est celui de Deerhoof. J’avoue que j’avais une vision très éloignée de ce groupe, que je percevais comme un version noisy cool et nonchalante de Sonic Youth matinée de Pavement. Leur dernier album intitulé Deerhoof vs. Evil aura été ma première incursion dans leur discographie. Et, j’y ai découvert un album à la fois foutraque, drôle, barré et rock, saturé et acidulé, aux paroles scandées comme des ritournelles (cf. The Merry Baracks).
Bref, un petit moment de fraîcheur rock, jovial et exigeant en même temps.
Le second album ayant eu mes faveurs auditives – courant février – est celui de Gruff Rhys, chanteur à l’accent gallois à couper au couteau, échappé des Super Furry Animals. Le titre de ce LP, Hotel Shampoo fait référence aux échantillons de shampooing offerts dans les hôtels que Rhys chapardait et collectionnait au cours des tournées de concert.
Comme pour les shampooings, il y a des titres délicats qui moussent plus, d’autres qui piquent aux yeux mais qui ont une odeur plus sucrée, et l’album passe de l’électro aux chansons épurées, du style crooner aux mélodies élaborées.
Hotel Shampoo est un album suave et subtil, et antipelliculaire.
Back to the classics… Avec 36 ans de retard (rien que ça), je découvre le superbe Rock Bottom de Robert Wyatt. Sans prendre une ride, cet album tout en apesanteur a été composé par Wyatt après sa dramatique chute lui ayant ôté toute mobilité. A la lisière du rock expérimental ou progressif, Rock Bottom est une petite pépite poétique aux accents jazzy quand intervient le trompettiste Sud-Africain Mongezi Feza.
Trish Keenan
Dimanche, janvier 16th, 2011Malheureusement, la fête est entachée par une triste nouvelle : celle du décès de Trish Keenan, du groupe Broadcast.
J’ai découvert la pop électro, faussement rétro-futuriste aux allures de musique concrète de Broadcast avec l’album The noise made by people en 2000. Et je n’ai depuis cessé de suivre leur périple musical, malheureusement trop sous-estimé, avec des albums très réussis comme Haha Sound (2003) et Tenders Buttons (2005).
The future crayon, sorti en 2006, est un recueil de titres inédits et d’EPs que j’aurais finalement peut-être écouté encore plus que les autres albums : il recèle de titres exigeants, complexes, minimalistes, d’expérimentations et d’ambiances décalées, dans une sorte de condensé du talent du groupe.
En 2009, l’album Broadcast and The Focus Group Investigate Witch Cults of the Radio Age marque le pas vers un univers bourré d’échos tordus et de parasites sonores.
Trish Keenan, chanteuse du groupe devenu un duo, est morte vendredi 14 janvier des suites de complications durant son hospitalisation pour une pneumonie.
Godspeed You ! Black Emperor
Vendredi, janvier 14th, 2011
Grande Halle de la Villette (Paris) – 14 janvier 2011
La première fois que j’ai vu le groupe canadien Godspeed You ! Black Emperor remonte déjà à 2003 et ce fut une grande claque musicale et visuelle. Leurs compositions atmosphériques rock m’ont réellement touché. Lorsque j’ai découvert leurs albums, je me suis trouvé face à un un ovni musical : mélange de montée épique et de longs spleens de cordes qui m’ont chaviré, tout comme leur univers visuel (un artwork – patchwork très soigné et original).
Sur scène et dans la salle, la tension est palpable. Après huit ans de silence (hormis l’aventure Silver Mt Zion), revoir Godspeed You ! Black Emperor donne l’impression de retrouvailles fébriles et un peu hésitantes. En huit ans, il s’est passé tellement de choses… (et leur post-rock a tellement été repris, copié, cité)
Après une première partie désastreuse (je n’ai même pas retenu son nom), huit des membres de GY!BE s’installent, la salle est plongée dans l’obscurité, le mot hope est projeté sur le fond de la scène et les première notes de Storm sont jouées… et c’est parti pour plus de deux heures de concert hypnotique et extatique.
Un instant intense… L’année commence bien.







